Toujours aussi attirés par la civilisation Inca, nous décidons de continuer l’exploration des alentours de la vallée sacrée par la découverte du Choquequirao ( la cité d’or, en Quechua), rien que le nom donne envie.

Ce site Inca, découvert au XVIII ème siècle et dont il n’y a pour l’instant que 30% de découvert, est fameux dans la région mais encore peu exploité archéologiquement (manque de moyen, et oui la connaissance ça se finance mal!) et touristiquement (de part son accès compliqué).

En effet, on accède au Choquequirao seulement à pied ! Minimum 2 jours aller, 2 jours retour, et en plus ça grimpe sec ! Il faut en premier lieu, descendre la totalité de la vallée (-1500 m de dénivelé) puis bien sûr, remonter de l’autre côté le lendemain (+1600m) pour enfin arriver à la citadelle.

On nous a prévenus, ce trek est dur, le conseil est de prendre des muletiers, mais ne voulant pas contribuer à des processus arthrosiques précoces chez ces jolis bestiaux, nous décidons plutôt de faire travailler nos muscles !

Nous allons donc marcher 4 jours en autonomie et faire travailler les mollets pour la beauté des yeux!

Ce trek est effectivement magnifique, le sentier, sinueux, intrépide et pentu, nous livre des paysages grandioses. Similaires à ceux du Machu Picchu, avec ces montagnes vertes et acérées, en premier plan, et le blanc des glaciers en second plan !

Sûrement un des plus beau sentier que l’on ait arpenté depuis le début du voyage.

Par contre il ne connaît pas le calme du plat, il ne connaît même que la sueur de la montée, ou la contraction musculaire excentrique en descente !

Au 2 ème jour, nous commençons à apercevoir les ruines, nous n’arrivons pas trop tard et allons les visiter, en plus il y a une lumière et un soleil magnifique !

Nous sommes alors accuellis par un condor, l’oiseau à l’imposante envergure et à la collerette blanche, vole, sans avoir l’air de connaître l’interdit. Présage d’une belle visite…

Comme souvent on imagine facilement la vie de l’époque, temples, ruines de maisons et terrasses ( dont certaines sont ornées de lamas en pierre).

Ces terrasses sont impressionnantes, quasi verticales, on y accède par des escaliers de l’époque, dont les marches sont plus hautes que larges (un peu technique quand même le système !)

Les terrasses sont très fréquentes dans toute la cordillère des Andes, et pour l’anecdote, c’est de là d’où vient le nom Andes. Les conquistadors disaient souvent qu’ils allaient dans la cordillère des Terrasses ( « andenes  » en español, qui est devenu « Andes » par contraction au fil du temps).

Les quelques personnes locales rencontrées sur le chemin sont d’une gentillesse incroyable, la discussion est facile et toujours agrémentée d’un mot gentil. Pourtant cette vie n’est pas évidente, vivant de la terre, dans des conditions de confort assez spartiates, et marchant à longueur de journée… Mais ils sont heureux d’être en harmonie avec la Pacchamama et d’échanger avec ces quelques étrangers venus à la découverte de leur civilisation avec émerveillement. Il faut aussi dire que, quelques touristes sont plus avenants que les hordes (pas toujours respectueuses) de voyageurs qui arpentent les sites les plus connus!

Un autre avantage est que nous sommes donc quasiment seuls sur le site, seulement deux autres couples sont présents ( des français bien sûr 😉 !).

Le soir nous dormirons dans un des plus beaux lieux où l’on ait posé la tente, sur une petite terrasse face à la vallée, instant magique quand la Voie Lactée et la constellation d’Orion se lèvent à l’unisson…

Il nous faudra encore 2 jours pour revenir, croisant seulement quelques touristes et mules fortement chargées, portant les sacs ou le ravitaillement pour les quelques maisons de la vallée…

Le trek et la découverte de la cité d’or furent encore un beau moment de voyage, avec des valeurs simples d’aventure, d’ouverture et d’effort qui rendent des fois la vie plus simple. Il ne suffit pas d’essayer de se rendre la vie belle où que l’on soit, il faut aussi savoir en profiter…

La bande son électro, pour changer, avec Boys Noize, parce qu’on adore ce DJ, avec le titre acide et piquant, Jeffer, parce que des fois ça motive, surtout quand ça monte…

Nous vous embrassons

🌈 Maureen et Vincent🌈

🙏 ¡ Bajada y subida !🙏

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