Ah les Galapagos, juste le nom fait rêver et laisse partir l’imaginaire dans des méandres de visions paradisiaques… Tout de suite on pense aux tortues, aux iguanes et à des plages de sable blanc perdues au milieu du pacifique. Ce fut exactement la même chose pour nous, et nous ne fûmes pas déçus!

Les îles Galapagos sont en fait un archipel constitué d’une centaine d’îles aux dimensions extrêmement variables, et pour la petite histoire le nom Galapagos vient d’une espèce de tortue endémique et non l’inverse.

La grande particularité des ces îles et îlots réside dans le fait que l’homme y a laissé sont empreinte que fort tardivement dans l’histoire. En effet on estime leurs découverte, soit disant fortuite, par des pirates égarés aux alentours des années 1530.

Ce fait explique à lui seul beaucoup de choses, notamment sur la conservation, le patrimoine et le comportement animalier. La plus grande richesse de l’archipel étant sa faune et sa flore absolument uniques et incomparables.

C’est d’ailleurs grâce à tout cela que Charles Darwin, après plusieurs séjours et observations scientifiques, postulera sur sa théorie de l’évolution des espèces aux alentours de 1830. Ce qui tordra un peu le cou au serpent d’Adam et Eve, n’en déplaise à certains…!!

De nos jours les Galapagos restent un refuge pour bon nombres de scientifiques, et aussi un haut lieu du tourisme équatorien. Ce dernier est très encadré dans la plupart des sites, ce qui s’entend fort bien afin de préserver cette terre émergée de l’inéluctable empreinte de l’homme et de ses comportements sur la nature, encore une fois une histoire de bon sens, de respect et d’osmose entre nos petits êtres et la beauté de dame nature.

Nous arrivons donc sur la Isla San Cristobal, et comment dire, nous ne nous attendions pas à ça ! Lors de notre première ballade sur la jetée, nous sommes bercés par les gloussements assez indescriptibles des lions de mer ( «  Los Lobos ») et des otaries. En plein village ils se baladent entre les passants et certains font des siestes crapuleuses sur les bancs du bord de mer! Il faut même faire attention pour ne pas marcher dans leurs étrons !

Ces animaux sont juste là, tranquilles vivants leur petite vie, n’ayant pas peur des humains. Il est sûr que d’avoir eu des relations pacifiques et récentes entre nos deux espèces favorisent des contacts apaisés !

Nous décidons donc de nous rendre un peu plus loin, dans la baie Darwin pour y faire notre premier saut dans l’eau translucide, et là on se sent vite entouré de magie!

Un simple masque vous offre une hallucination réelle, on nage en observant la danse des lions de mer joueurs qui veulent venir nous taquiner, à droite une énorme tortue sûrement centenaire, à gauche des bancs de poissons multicolores, et nous au milieu, le sourire jusqu’aux oreilles!

Deux jours et quelques explorations de sites plus tard, nous voilà en route vers la Isla de Santa Cruz. Toujours aussi avides de découvertes sub-aquatiques, nous décidons de nous lancer dans le grand bain et de mettre les bouteilles pour descendre dans l’eau à la recherche d’autres espèces ( ça nous changera de descendre des bouteilles sans boire d’eau !!!).

Là encore ce fut un moment juste magique, plonger au milieu des requins des Galapagos, des requins marteaux ( impressionnantes les bestioles !) , des raies , des étoiles de mers multicolores et nous ne savons combien de poissons aussi différents les uns que les autres.

De l’hypopression de l’altitude à l’hyperpression sous marine le lien est tout trouvé, l’oxygène ! Cette petite molécule, si simple, de seulement deux atomes, si bien nommé aussi, du grec oxy ( la vie) et de gene ( qui crée, qui donne) et sans laquelle nous ne sommes rien.

Nous continuerons notre périple dans ces îles, toujours armés d’un masque et d’un tuba, oscillant entre marche et petites plongées, zigzaguant entre les iguanes, et nous serons à chaque fois conquis, tant par les paysages que par la fougue de la faune et de la flore.

La découverte des Galapagos fut aussi, à l’instar de la montagne, une belle leçon de vie.

En effet il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour observer la diversité, et en regardant de plus près on voit que cette diversité cohabite sans aucun problème. Toute forme de vie trouve sa place, et profite à une autre, en espérant que nous, le plus grand des prédateurs, exercions notre faculté de conscience à préserver sans relâche cette diversité qui nous unit..

De retour à Quito, il nous reste encore quinze jours à profiter de la montagne, mais les conditions climatiques et quelques virus ne nous permettrons pas de faire de grandes marches ou d’autres articles. Nous quitterons donc l’Equateur avec ce magnifique point d’orgue que fut l’archipel des Galapagos.

Même sous le silence des profondeurs on pense à la bande son, avec la reprise funky de « Creep » de Radiohead par les Scary Pockets, parce que quand même la plongée au Galapagos c’etait sacrement Funky!!

Nous vous embrassons tous!

🌈 Maureen et Vincent 🌈

🙏 ¡ Pescados, tiburones y rayas !🙏

Encore une fois, l’impression que Baudelaire savait décrire si bien des choses millénaires, nous vous quittons avec ces quelques vers…

L’homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame,

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;

Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :

Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;

Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,

Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remord,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

 

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