Suite de nos aventures en Amérique du Nord, après la grosse pomme new-yorkaise, nous prenons la direction de la capitale fédérale des États-Unis, la fameuse Washington DC (pour District of Columbia car surprenement la ville ne fait pas parti d’un état!).

Après le rythme effréné de New-York , Washington nous offre un moment beaucoup plus tranquille, la vie y est beaucoup plus calme, son activité étant rythmée principalement par l’organisation et la gestion des importantes structures étatiques, plutôt que par le buisness incessant de New-York.

La vie à Washington est donc beaucoup plus apaisée. La topographie, beaucoup plus aérée et moins aérienne, offre de belles balades urbaines le long de la rivière Potomac et de l’incontournable « National Mall ». Cette bande de verdure, partant de l’imposant Capitol jusqu’au bassin du « Lincoln Memorial  » en passant par l’obélisque du «  Washington Monument », donne vraiment l’impression de se promener dans un film! On est pas loin de voir Forest Gump courir dans les bassins pour retrouver Jenny!

Tout cela nous forcera à faire une bonne révision de l’histoire tumultueuse des États-Unis !

Petite pause devant la maison blanche, qui elle fait beaucoup plus petite en vraie! Nous n’aurons pas vu Donald (et son prénom si bien choisi) mais plutôt ses opposants qui manifestent à longueur de journée contre sa politique, ses sautes d’humeurs, et ses mesures souvent qualifiées d’anti-americaine.

Nous avons d’ailleurs fait une belle rencontre avec Laura, qui fut notre hôte pendant ces quelques jours. Elle a une petite quarantaine d’années, un grand sourire et travaille dans le social en aidant l’acceuil des nouveaux immigrés dans le pays.

On ne peut pas manquer sa maison dans la banlieue résidentielle de Washington, en effet depuis l’élection du dangereux clown à la présidence elle a recouvert son toit d’un mot:  « RESIST » . Le ton est donc donné et nous plait bien! Son frigo est lui aussi atypique, couvert d’autocollants et de magnets, certains sont contre Bush, d’autres pour la défense des libertés , et le reste à la gloire de Barack Obama, Laura fait parti de ces américains qui pensent qu’il a été le plus grand président des états -unis, malheureusement sa suite n’en est que plus rude.

Nous échangerons plusieurs heures avec elle sur de nombreux sujets, confrontations de points de vues transatlantique souvent passionant, et donnant lieux à de nombreux rapprochements. Il est parfois incroyable de voir comment l’humain peut être différent de certains des systèmes qu’il crée !

Washington est aussi une ville incroyable au niveau de sa culture, elle prend place dans de nombreux musées disposés le long du mall , de la conquête de l’espace à l’histoire americaine en passant par l’art, ils sont tous ouvert 364 jours par an et en plus gratuit!

Nos favoris vont aux collections d’art , en particulier moderne, avec la national gallery of art, qui offre une richesse de toiles et de sculptures qui n’a rien à envier au MoMA ( le célèbre musée d’art moderne de Manhattan).

Des classique de la renaissance (De Vinci et Raphael notamment), aux romantiques , aux impressionnistes, aux surréalistes et aux piliers de l’art moderne ( Calder , Wharol et Rothko principalement) nos yeux se seront régalés !

Les États Unis sont eux aussi un pays contrasté aux mille reflets, la culture n’étant pas forcément le principal mais sans hésiter un des plus beau!

Quelques jours plus tard nous prenons l’avion de Washington pour nous rendre à Chicago!

Une autre ville mythique du pays, berceau des industries et de la pègre.

C’est une ville imposante de part son architecture, posée au bord de l’immense lac Michigan. Typiquement américaine, les tours se profilent vers le ciel, le bord du lac est aménagé pour les joggeurs et les promeneurs. Le centre ville regorge de vieux buildings et de canaux. Il se dégage une belle harmonie de tout cela! Le millenium park, avec en son centre la fameuse sculpture du « Bean », nous ravira. Il donne souvent place à des festivals, nous y seront pendant la période du festival de jazz et nous écouterons un jazz comment dire… assez particulier, plus conceptuel que mélodique !

Nous nous régalerons plus de toiles, car là encore le Chicago Art Institue regorge de pépites graphiques et esthétiques!

La raison de notre venue ici est doublement amicale puisque d’une part nous retrouverons et passerons une belle journée avec Morgane, une compère bretonne venue travailler un an ici, et d’autre part nous retrouvons notre complice de festival Berangere avec qui nous partirons pour un road trip à la conquête de l’ouest et de ses parcs…

Ces deux villes nous auront offert une belle découverte de cette Amérique urbaine, aussi fascinante que violente, aux populations métissées, courant toutes à grande vitesse vers un certain rêve américain, que malheureusement seule une très petite minorité arrivera à caresser du bout des ailes…

Une petite bande son forcément très américaine, avec le « national anthem », que l’on entend ici à tous les coins de rue (avant chaque concert ou  match de base-ball). La version de Jimi Hendrix à Woodstock, guitare distordue et pédale wah wah nous convient un peu mieux, que cet hymne reflet d’une Amérique normée et cadrée, où la marginalité est une valeur réservée à quelques illuminés. Car comme le chantait Brassens : « la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas »!

Nous vous embrassons !

🌈 Maureen et Vincent 🌈

🙏 Make you think that buying is thinking…🙏

Publicités