Parti-e-s du Cambodge, nous voilà en vadrouille chez son voisin du Nord, le Laos. Une fois la frontière passée, (dont nous tairons les détails sur sa corruption), nous nous rendons vers le site des 4000 îles. Un lieu original où le Mékong (de « Maé » : mère et « Kong » : rivière) laisse la place à une flottille d’îles et d’îlots. La vie y est douce et tranquille, et nous offrira une belle entrée en matière avec le Laos et les laotiens. Le pays se distingue d’une part par une omniprésence de nature, paysages verts de jungle, multitude de cours d’eau donnant de nombreuses cascades, et d’autre part par ses habitants souriant-e-s et nonchalant-e-s.

Le Laos est le pays le plus pauvre d’Asie du Sud Est, les infrastructures routières sont encore loin d’être bonnes partout. Leur avancement dépend principalement de capitaux chinois qui ne bénéficient que très peu à l’économie locale. L’accès aux soins et le niveau médical est catastrophique, si l’on est malade au Laos mieux vaut avoir la chance de tomber sur un médecin bon clinicien, les examens paracliniques étant quasi inexistant, et même si le diagnostic est bon la plupart des médicaments disponibles sont des contrefaçons importées d’Inde à bas prix, ou comment croire à l’effet placebo !

Les laotiens sont comme souvent en Asie, souriant-e-s et accueillant -e-s mais ils ont une nonchalance et une douceur bien spécifique ! Ici rien n’est grave et tout va finir par se faire…

Passons ces digressions et filons vers Paksé, et le plateau des Bolavens, après quelques bains dans le Mékong pour se rafraîchir de la chaleur étouffante de la fin de saison sèche!

Nous parcourons donc ce plateau à moto, avec le modèle de base laotien : la Honda wave 100cc semi automatique 4 vitesses! Comment dire … cela nécessite un petit entraînement afin d’acquérir un maniment harmonieux de la monture! Surtout au départ ! L’état des routes étant assez chaotique et gravilloneux, mais avec prudence nous terminerons juste avec quelques frayeurs mais sans une écorchure !

La boucle autour du plateau offre de belles rencontres avec ses habitants toujours aussi avenant-e-s, et de beaux points de vues sur les innombrables cascades qui nous donnent alors un peu de fraîcheur bienvenue avec toute cette chaleur !

Nous continuons ensuite la route vers le Nord du Laos en direction de Vang Vieng, et là encore les alentours méritent un petit tour de deux roues, paysages karstiques, pains de sucres , grottes, petits lagons et rivières jalonnent la région ! La ville en soit ne présente que très peu d’intérêt, plutôt connue il y a quelques années pour un tourisme routard de débauche que pour ses aspects culturels. Nous y resterons quelques jours un peu coincés par des ennuis digestifs! Un des charmes classiques de l’Asie, soit on fait attention à tout ce qu’on mange, soit comme nous, on essaie de vivre à la locale sans se soucier de la qualité des glaçons que l’on vous sert dans les jus de fruits, et alors on en subit de temps en temps les conséquences ! Il n’empêche que les amibes et autres parasites microscopiques sont quand même mieux à l’extérieur de votre tube digestif !

La route continue encore et toujours vers le nord, direction Luang Prabang, sûrement la plus jolie ville du Laos que nous ayons visitée. Au bord du Mékong, la ville est calme, connue pour sa ferveur bouddhique, elle regorge de temples et de stupas ce qui lui confère cette atmosphère particulière. Quelques jours de détente, cours de cuisine Lao pour Maureen et nous revoilà en route vers des petits villages situés encore plus au nord, paysage superbes, quelques randonnées sous la chaleur pour accéder aux points de vues et nous revenons à Luang Prabang pour prendre la direction de la Thaïlande. Passage obligé puisque la frontière avec le Myanmar est fermée à cause des relations tendues entre ces deux pays!

Pour aller en Thaïlande nous optons pour le slowboat, les quelques kilomètres (160) se feront à une vitesse toute laotienne, deux jours en bateau sur le Mékong. Éloge de la lenteur qui nous laisse le temps d’apprécier les paysages côtiers.

Le Laos et ses habitants nous auront encore offert une belle immersion dans la culture asiatique, où la sagesse veut que même si l’on possède peu on ne cherche pas à en avoir beaucoup plus, où l’on remercie Bouddha d’être en harmonie avec la nature plutôt que de courir après la performance de l’égo…

Nous vous embrassons.

🌈 Maureen et Vincent 🌈

🙏 kop chaï laï laï

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